Ma nouvelle passion pour l'art - Salvador Sanchez
Salvador Sanchez

Ma nouvelle passion pour l'art

Ma nouvelle passion pour l'art - Salvador Sanchez

J’avais vu qu’une promotion avait été faite sur des machines à café. Elles avaient des options incroyables. Dans la ligne qui avait été mise à un prix plus bas, plusieurs modèles existaient. L’un était rouge et noir, il pouvait préparer le café à la température désirée, moudre le grain, et être programmé pour faire couler le breuvage tonique à une heure déterminée à l’avance. Sa ligne me plaisait, mais je savais qu’il ne serait pas assez grand pour que tous ceux que j’accueillais chez moi, puissent être servis rapidement. J’apprécie d’inviter beaucoup de monde chez moi. Lorsque j’organise une soirée, je ne sais jamais combien nous serons, et j’aime que des personnes que je ne connais pas, se mélangent à mes amis. Découvrir de nouvelles personnalités, me faire de nouvelles connaissances, est pour moi, le piment de la vie.

Je ne sais jamais si celui ou celle que je rencontre aura un rôle important à jouer à mes côtés, ou si cela ne sera qu’une amitié passagère. Ma mère est venue me voir, et elle en profita pour aller à un traitement des varices qui lui avait été recommandé par plusieurs de ses amies. Elle vint avec l’une d’elles et nous avons dîné dans un restaurant. J’appris que la femme qui était venue avec ma mère était galeriste, et qu’elle organisait un vernissage dans sa galerie. Elle me convia et je reçus une invitation sur carton à présenter à l’entrée de l’exposition. Les œuvres de l’homme étaient audacieuses et provocantes. Elles possédaient une matière qui ne me laissait pas indifférent. Je pris un grand plaisir à contempler le travail de ce designer.

Quelque temps après ce vernissage, je suis allé à une sortie, avec mes amis, et j’ai de nouveau rencontré l’artiste qui avait exposé dans la galerie de l’amie de ma mère. Il était venu avec une amie, Lucile, que je connais très bien, puisque nous avons habité dans la même colocation, pendant que nous étions étudiants. Lucile ne fut pas surprise que le designer m’ait autant plu. Elle était, elle aussi, impressionnée par le talent de cet artiste, encore inconnu, mais qui se révélait être meilleur que beaucoup de ses confrères. Je lui ai acheté quelques-unes de ses œuvres, et je lui promis que ce n’étaient que les premières d’une longue série. Je me sentais l’âme d’un collectionneur. En repartant de cette soirée, je suis allé saluer mon amie Lucile, mais elle avait disparue.