La grande vente de garage annuelle du quartier - Salvador Sanchez
Salvador Sanchez

La grande vente de garage annuelle du quartier

La grande vente de garage annuelle du quartier - Salvador Sanchez

Dans notre quartier et donc, avec tous nos voisins, nous tentons d’avoir des relations saines, et même de gérer notre quartier de manière collective et responsable, ce qui se passe plutôt bien pour l’instant.

Chaque année, dans l'ancien local laissé vide par un commerce de réparation électroménager Laval nous organisons une vente de garage ouverte à tous, même aux personnes n’habitant pas le quartier, afin de permettre à chacun de revendre ses objets obsolètes, ses vêtements trop petits, ou tout simplement, tout ce qui peut encombrer la maison et finalement ne sert pas à grand chose.

L’initiative est très bonne et nous arrange tous, mais avec mon caractère un peu aigri, je ne peux m’empêcher de vous raconter les quelques petites anecdotes qui nous sont arrivées.

Par exemple, nos enfants ont soigneusement préparé des petites pancartes pour signaler, ou du moins, décrire les objets à vendre, dans le but de renseigner les visiteurs et potentiels acheteurs.

Une femme vient vers notre stand, et debout devant l’écriteau marqué ''Vélo de montagne'', elle nous demande : “Est-ce que ce vélo est à vendre ?”
Toute la famille, mes enfants y compris, n’a pu s’empêcher d’exploser de rire et moi de lui répondre : “Non madame, c’est seulement en décoration, d'habitude il est accroché sur le mur du salon, mais on s’est dit que ça donnerait une plus belle allure à notre stand !”

Et là, oh grande surprise, au lieu de s’excuser pour sa question idiote, la dame commence à nous expliquer que nous avons bien raison parce que les décorations des maisons sont tellement vues et revues, qu’il faut penser à innover parfois. Elle-même a d’ailleurs, selon ses dires, accrocher un jambon sec entier sur son mur pour faire la décoration de son salon.

Nous n’avons pu nous empêcher de tomber, toute la famille, dans un fou rire inarrétable, jusqu’à ce que la dame reparte en se demandant quelle mouche nous avait piquée.