Courir sur du classique - Salvador Sanchez
Salvador Sanchez

Courir sur du classique

En me réveillant, je me sentais encore fatiguée. Ma nuit de sommeil avait été agitée et je n’étais pas parvenue à vraiment me reposer. J’avais eu trop chaud et je m’étais réveillée plusieurs fois. Ne pas me sentir reposée, après plus de huit heures de passées dans mon lit, c’était rare et je me suis demandée si je n’étais pas malade. J’avais marché, la veille, entre le restaurant où j’avais retrouvé mes amis et mon condo. La fraîcheur était agréable après cette journée caniculaire. Un vent frais s’était levé, mais je n’y avais pas prêté attention. De retour chez moi, j’avais ouvert une fenêtre pour permettre à la chaleur de la journée de partir et d’être remplacée par de l’air frais. C’était peut-être la cause de mon refroidissement. Après  avoir pris un déjeuner léger, car je n’arrivais pas à avoir de l’appétit, je suis sortie pour courir, comme à chaque samedi.

Il était tôt et je n’ai croisé que quelques passants. J’ai mis mes écouteurs dans mes oreilles et j’ai commencé à courir sur les accords de piano de Chopin. Liszt suivit, puis Bach et, lorsque j’ai entendu le début d’un morceau de Beethoven, j’avais presque terminé mon trajet habituel. Après un effort physique si intense, je ne me voyais pas faire autre chose, en rentrant chez moi, que de me prendre une douche. J’étais presque parvenue à l’entrée de mon immeuble, quand j’ai senti qu’une personne posait sa main sur mon épaule. Surprise, je me suis vivement retournée et j’ai éclaté de rire en voyant Sylvain. Il tient un commerce dans la rue où j’habite et nous nous connaissons bien. J’ai, à deux reprise, gardé sa fille quand il a eu des problèmes avec le véhicule dont il se sert pour les livraisons.

Il me sourit, mais je ne comprenais pas ce qu’il me voulait. J’ai enlevé les écouteurs de mes oreilles, et j’ai écouté ce qu’il avait à me dire. Il me demandait mon avis, car il devait trouver une entreprise de remplacement toiture Qu├ębec. Il se souvenait que mes parents avaient eu les mêmes travaux à réaliser, et il souhaitait avoir les coordonnées de l’entreprise qui s’en était occupée. Je lui ai promis de lui envoyer leurs coordonnées. Nous n’étions restés que peu de temps dehors, mais la chaleur avait considérablement augmenté. J’ai mieux respiré dès que j’ai été rafraîchie par l’eau tiède de ma douche. Une nouvelle journée venait de commencer.