Apprentissage en menuiserie - Salvador Sanchez
Salvador Sanchez

Apprentissage en menuiserie

Apprentissage en menuiserie - Salvador Sanchez

En laissant sous pression, grâce à un étau, ces deux morceaux de bois que je voulais recoller ensemble, j’ai réussi à réparer une table. Cette réussite me motiva à continuer le bricolage. J’ai acheté du matériel de base, pour commencer dans de bonnes conditions. J’ai été conseillé par Maurice, un oncle passionné par tout ce qui se visse, se cloue et se répare. Il m’a été d’une aide précieuse, je lui en suis très reconnaissant. Il a aussi cherché quelques pinces, des tenailles, des tournevis, un marteau, dans ses boîtes et ses tiroirs, qui sont rangés dans son atelier. Il les avait en double ou en triple, comme il me l’a expliqué. Ce fut comme un cadeau et je lui ai promis de me servir de ce qu’il me donnerait avec beaucoup de soin. Il avait aussi quelques livres pour que je commence à connaître quelques techniques de menuisier.

Un samedi après-midi, ma fille était invitée chez une amie, et elle dormirait chez elle. Elle partit vers le milieu de l’après-midi. Ma femme était partie avec sa sœur Martine pour visiter un appartement au Domaine Bellerive. Sa soeur souhaitait s’y installer. J’avais de la solitude et du temps devant moi, deux éléments essentiels pour bricoler. J’avais pensé à fabriquer un meuble sur des roulettes, une sorte de desserte, mais avec trois plateaux. L’un d’eux coulisserait pour être disponible pour le service. J’avais été inspiré par un meuble dessiné par un designer célèbre. Je ne voulais pas reproduire sa création, mais seulement m’en inspirer. J’ai fait un dessin rapide sur une feuille, puis je suis devenu de plus en plus précis, sur d’autres feuillets. Je les ai numérotés et légendés, pour être sûr de reproduire ce patron sans problème.

J’avais des planches et je les ai assemblées pour former les trois plateaux. Une structure les relia. J’ai ajouté les roues et une poignée. En cuivre, elle apporte un peu de fantaisie à cette desserte aux formes simples. J’avais pensé recouvrir les plateaux de carreaux de faïence, mais je craignais que cet ajout les rende trop lourds. En moins de trois heures, j’avais fini. J’étais encore plus content que lors de la réparation de la table, car cette réalisation était entièrement de moi. Ma femme adora ce nouveau mobilier, car je me suis lancé, dans la même fin de semaine, dans la conception d’un salon de jardin. Je le voulais exactement dans le même style et le même bois que ma desserte.